PhD specialty: Cancer biology.
Joint supervision Majid Khatib and Nabil Seidah (Director of the Laboratory of Biochemical Neuroendocrinology Montreal Clinical Research Institute – IRCM)
July 13, 2026, at 3:00 p.m.
Lieu : Amphithéatre du BBS (bâtiment biologie santé) site Carreire Université de Bordeaux 2 rue Docteur Hoffmann Martinot, Bordeaux et visio
Jury members:
PERREAULT Claude, Professeur, Université de Montréal, Président du Jury
KHATIB A-Majid, Directeur de recherche, Université de Bordeaux, Directeur de thèse
SEIDAH Nabil G., Directeur de recherche, Université de Montréal, Directeur de thèse
LALLOUÉ Fabrice, Professeur, Université de Limoges, Rapporteur
SEGUI Bruno, Professeur, Université de Toulouse, Rapporteur
TEICHMANN Martin, Professeur, Université de Bordeaux, Examinateur
Mme. DUBOIS Claire, Professeure, Université de Sherbrooke, Examinateur
Mme. FONTES Ghislaine, Associée de recherche, Université de Mc Gill, Examinatrice
Soutenance :
July 13, 2026, at 3:00 p.m.
Location: BBS conference room, Carreire Campus, University of Bordeaux
2 rue Docteur Hoffmann Martinot, Bordeaux
Abstract:
Les proprotéines convertases (PCs) sont une famille de 9 sérines protéases sécrétoires reconnues pour le clivage de nombreux substrats pour leur maturation. Les PCs sont impliquées dans de nombreux processus physiologiques dus à la variabilité des substrats, c’est pourquoi la dérégulation de leur expression ou de leur activité peut mener à diverses pathologies dont le cancer.
Bien que PCSK7 soit la convertase la plus ancienne de la famille des PCs, son rôle physiologique reste très peu caractérisé. Ce n’est que récemment que PCSK7 a été associée au métabolisme des lipides par la régulation des niveaux de l’apoB et de l’apoA-V sans aucune activité protéolytique. Ce qui classe PCSK7, comme le dernier membre PCSK9, comme une PC possédant une fonction non enzymatique. PCSK7 est exprimée de façon ubiquitaire dans l’organisme, cependant elle est retrouvée enrichie dans les organes lymphoïdes au niveau tissulaire et dans les cellules immunitaires, plus particulièrement dans les lymphocytes T, au niveau cellulaire. Malgré ces observations, le rôle de PCSK7 dans la réponse immunitaire reste largement inconnu.
Afin de définir un possible rôle de PCSK7 dans l’immunité, nous nous sommes d’abord intéressés aux banques de données humaines pour étudier l’expression de PCSK7 parmi tous les facteurs responsables de la réponse immunitaire. Ces données ont mis en évidence une corrélation positive entre les niveaux d’expression des ARN codant pour PCSK7 et certains points de contrôle immunitaires, qui sont des protéines de surface inhibitrices de la fonction des lymphocytes T. Nous avons ainsi étudié les niveaux d’expression des points de contrôle immunitaires au niveau intracellulaires et à la surface cellulaire en modulant l’expression de PCSK7 dans différents modèles in vitro tels qu’une lignée cellulaire d’hépatocytes humains, des lymphocytes T murins isolés de la rate et des lymphocytes T humains provenant d’échantillons de sang de donneurs. Ainsi, ces études ont démontré le rôle important de PCSK7 dans la régulation des niveaux des points de contrôle immunitaires.
Les immunothérapies basées sur l’inhibition des points de contrôles immunitaires ont représenté une réelle avancée dans le traitement du cancer mais celles-ci restent peu efficaces pour une majorité de patients. C’est pourquoi nous avons étudié le possible rôle thérapeutique de l’inhibition de PCSK7 dans la progression tumorale, seule ou en combinaison avec l’inhibition de PCSK9, déjà reconnue comme un médiateur important de la réponse immunitaire antitumorale. Ainsi, la délétion simple de Pcsk7 ou de Pcsk9 chez les souris permet une réduction du nombre de métastases hépatiques du cancer colorectal d’environ 50%, tandis que la double délétion Pcsk7/Pcsk9 permet une réduction du développement métastatique d’environ 90%. En effet, l’absence de Pcsk7 et de Pcsk9 favorise l’infiltration des lymphocytes T CD8+ dans les tumeurs hépatiques et réduit l’expression des points de contrôles immunitaires améliorant ainsi l’activité cytotoxique des lymphocytes T infiltrés.
Pour conclure, cette étude décrit un nouveau rôle de PCSK7 dans l’immunité, par la régulation des niveaux d’expression des points de contrôles immunitaires, rationalisant ainsi l’utilisation d’inhibiteurs de PCSK7 dans les immunothérapies seules ou en combinaison avec un inhibiteur de PCSK9 dans le traitement du cancer.
Mots clés :
proprotéine convertase subtilisine/kéxine type 7 (PCSK7), proprotéine convertase subtilisine/kéxine type 9 (PCSK9), réponse immunitaire antitumorale, points de contrôles immunitaires, métastases hépatiques, lymphocytes T CD8+